Chauffe-eau solaire, quels sont les avantages ?

Comment développer l’autonomie énergétique de votre habitation ? Que vos motivations soient écologiques, économiques ou portées par la volonté de réduire globalement vos consommations, repenser les apports en énergies est un passage obligé pour aller vers la maison passive.

A quoi sert un chauffe-eau solaire ?

Le chauffe-eau solaire s’utilise comme une chaudière, il permet de chauffer l’eau de toute votre maison : l’eau des radiateurs et l’eau sanitaire des robinets, douches, lave-linge, etc. Mais au lieu d’être alimentée par du gaz, du fioul, de l’électricité ou du bois, cette chaudière est alimentée par une énergie produite sur place et en temps réel : l’énergie solaire. En effet, cette énergie gratuite, disponible et non polluante plus souvent connue pour créer de l’électricité, peut aussi créer de la chaleur grâce à l’installation de capteurs solaires thermiques ( et non de panneaux photovoltaïques qui seront eux utilisés pour créer de l’électricité). → Communément appelé CESI, le Chauffe-Eau Solaire Individuel peut vous permettre de couvrir 40 à 70% des besoins en eau chaude de votre habitation.

Comment fonctionne-t-il ?

Le système classique est constitué de 4 installations principales : 
  • des capteurs solaires (souvent installés sur la toiture) servant à capter l’énergie,
  • un caisson de type “chaudière” servant réceptionner l’énergie créée et à chauffer l’eau froide,
  • un ballon d’eau chaude servant à stocker l’eau chauffée,
  • et enfin un système de distribution pour irriguer votre maison
Les capteurs solaires en plan vitré sont les plus répandus, ils se présentent sous forme de plaques rigides et sont simples à poser. Sur la face visible ces plaques sont constituées d’un vitrage favorisant la réflexion du soleil, à l’intérieur d’un caisson d’absorption et au dos d’un isolant en contact avec le toit. En effet, le matériau spécifique du vitrail permet de favoriser l’effet de serre en piégeant les rayons, ainsi le caisson se réchauffe très vite et permet de chauffer le liquide absorbant qui circule dans un circuit de cuivre. Sur l’autre face, l’isolant permet de garantir l’étanchéité de votre installation face aux intempéries. Il existe également d’autres sortes de capteurs en tuiles solaires thermiques, en moquettes solaires, ou à tubes sous vide, ainsi qu’un système intégré appelé -CESI monobloc- dans lequel les capteurs sont directement en lien avec le ballon d’eau chaude sur le toit. Ce système plus simple à installer et plus économique ne représente cependant qu’un système d’appoint dans nos pays à fort besoin en chauffage l’hiver. → Quel que soit votre choix de capteur, rappelez-vous tout de même qu’il vous sera indispensable de coupler votre système de chauffage solaire à un dispositif d’appoint afin de remplir la totalité de vos besoins l’hiver.

Installer un chauffe-eau solaire dans sa maison, comment procéder ?

>> Choisir l’emplacement Vous devrez en tout premier lieu définir le lieu d’installation de vos capteurs solaires. En effet comme vous l’aurez compris le critère indispensable est l’ensoleillement ! Pour garantir le plus d’efficacité, il est recommandé de positionner vos capteurs au sud, et idéalement sur une toiture. Si vous n’avez pas cette possibilité, vous pourrez vous positionner aux angles est-ouest si l’angle azimutal n’est pas supérieur à 30°. Si une installation sur toit n’est pas envisageable vous pourrez étudier la faisabilité d’une installation sur façade, ou en auvent de fenêtres. Dans tous les cas, il sera nécessaire de veiller aux ombrages proches qui pourraient venir amoindrir l’ensoleillement du lieu choisi : arbres, immeubles, montagnes, etc. Le deuxième aspect à étudier est l’inclinaison de la surface sélectionnée. En effet, l’efficacité de vos capteurs sera influencée par la manière dont ils captent les rayons. Pour garantir une utilisation optimale, il est conseillé d’installer les capteurs sur une surface perpendiculaire au rayonnement solaire sur une pente allant de 60 à 20° suivant votre région. L’objectif sera de capter le maximum d’énergie suivant l’ensoleillement de votre région et selon vos besoins. Par exemple, au nord de la France, on privilégiera une inclinaison à 60° pour capter le soleil d’hiver et ainsi maximiser la production durant cette période où le besoin en eau chaude est plus grand. À l’inverse, dans des régions très ensoleillées, les inclinaisons pourront être plus basses. Les surfaces plates au sol ou sur toit plat sont à éviter mais elles pourront être aménagées grâce à l’installation châssis si besoin. >> Calculer de surface à recouvrir Afin de couvrir vos besoins quotidiens il va vous falloir installer le nombre de capteurs adéquat. En effet, dans un premier temps, c’est la surface des capteurs qui déterminera la capacité de production d’eau chaude possible : on estime qu’il faut 1 ou 2 m2 de capteur pour chauffer 100 litres. Dans un second temps, c’est la capacité de stockage de votre ballon d’eau chaude qui influencera la taille de l’installation. → On estime qu’une habitation regroupant 2 à 3 personnes à besoin d’un ballon d’eau chaude de 200 litres pour couvrir ses besoins. Ainsi, si c’est votre cas, la surface de capteur à installer sera de 3 et 6 m2 (en fonction de la région et de l’ensoleillement). A partir de 4 personnes il sera nécessaire de passer sur  un ballon de 300 litres et d’augmenter la surface de capteur. >> Estimer le coût des travaux Suivant la surface concernée et la nature des capteurs sélectionnés, il faut compter en moyenne 4 500€ pour le matériel et la pose (selon l’Ademe). Demandez plusieurs devis afin de comparer les offres, et préférez des artisans qualifiés Qualisol. Et surtout renseignez vous sur les aides de l’État concernant l’investissement ou la rénovation! Maintenant obligatoire dans la construction d’habitation neuve (RE 2020) , les travaux d’amélioration de vos systèmes d’énergie verte sont fortement subventionnée par des primes, réduction de TVA ou prêt à taux zéro :
  • MaPrimeRénov‘” peut financer des installations ou équipements jusqu’à 10 000 € en fonction des revenus du foyer
  • « Ma PrimeRénov Sérinité » peut couvrir 35% à 50% du coût des travaux pour les projets de rénovation énergétique d’envergure (gain énergétique prévu d’au moins 35%) des foyers les plus modestes.
  • « Coup de pouce chauffage et/ou isolation » est une prime pour le remplacement d’un équipement plus performant dans la limite de 4 000€ ; vous pouvez aussi vous renseigner sur La Prime Effy qui finance jusqu’à’ 5 000 €.
  • TVA réduite à 5,5% sur les achats de produits ou de service.
  • Éco-prêt à taux zéro pour financer le reste à charge pouvant aller jusqu’à 50 000€
  • Aides locales pour financer les travaux de rénovation
  • Liste et détail des aides disponibles ici ou là 
>>Identifier les démarches administratives Si votre projet concerne la construction d’une nouvelle habitation vos travaux sont soumis à une demande de permis de construire à déposer en mairie ainsi qu’à l’obtention d’un attestation RE 2020 justifiant de la conformité énergétique de votre projet, n’hésitez pas à consulter nos article à ce sujet pour y voir plus claire. S’il s’agit d’une rénovation ou de travaux d’amélioration de votre habitat, dans la plupart des cas une simple déclaration préalable suffit car vos travaux impliquent seulement une modification des façades (le toit étant considéré comme une façade). Nous vous conseillons de consulter le PLU de votre commune qui définit les obligations du règlement d’urbanisme local. En effet des aspects spécifiques à votre territoire peuvent encadrer vos projets : obligations concernant les façades, limites de hauteur, raccordements, etc.